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Le sabotage est une forme d'action que peuvent ambitionner tous les groupes désireux de dépasser la diffusion de presse clandestine. De nombreux laboratoires clandestins se mettent en place pour produire les explosifs, indispensables. Jules Dumont et la chimiste France Bloch-Serazin montent en août 1941 un petit laboratoire pour fournir des explosifs aux premiers combattants communistes. Le laboratoire produit également des ampoules de cyanure pour permettre à ces combattants de se soustraire à la torture en cas d'arrestation. France Bloch est arrêtée en février 1942, torturée, déportée à Hambourg et décapitée à la hache en février 1943. À la longue, le vol de dynamite sera préféré à la fabrication artisanale. Les Britanniques en parachutent également des tonnes à destination de leurs réseaux SOE dont l'une des missions essentielles est le sabotage. Les chemins de fer sont la cible préférée des saboteurs. On comprend d'ailleurs bien vite que le déboulonnage est autrement plus efficace que les Explosifs. Les déraillements de train sont d'une efficacité discutable pendant toute la période de l'occupation où les Allemands parviennent à réparer les voies assez rapidement. Après le débarquement de Normandie et celui de Provence, joints aux bombardements alliés, ils peuvent désorganiser plus efficacement la retraite des Allemands. Les sabotages des voies font évidemment moins de dégâts collatéraux que les bombardements. Les sabotages du matériel sortant des usines d'armement a été une forme d'action plus discrète, mais vraisemblablement au moins aussi efficace que les attentats à l'explosif.

 

Un exemple : Le sabotage du pont de Livron.

Le 15 août, à minuit sur les plages du Var, le débarquement de Provence commence. À 16h30, le commandant Legrand donne l'ordre de faire sauter le pont de Livron. En vue de cette action, Henri Faure a regroupé sept cellules de plastic (environ 150 kilogrammes). Durant, l'après-midi du 16, il regroupe son commando qui est composé au total de 20 résistants. Ils appartiennent tous à la Section d'atterrissage parachutage et opèrent dans le secteur d'Allex-Livron. Vers 22 h 30, après avoir disposé un groupe de protection au sud et un autre au nord, Faure et 4 hommes, attaquent le creusement de deux sapes dans le tablier du pont, juste au dessus de la clé de voûte de l'arche sud. Tout cela, sous le nez des Allemands. Les effets de l'explosion se firent entendre à 8 km.

Le pont de Livron

 

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