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Le but est ici de perpétrer des attentats pour frapper l'ennemi au cœur des villes. Une première vague d'attentats a lieu immédiatement après l'entrée en guerre de l'URSS, en juin 1941. Les communistes ont alors un objectif clair, participer à la guerre aux cotés de l'URSS de la même façon que les Français Libres participent à la guerre aux cotés des Britanniques. L'objectif est d'immobiliser le maximum de troupes allemandes à l'Ouest. Pierre Georges, plus connu sous le nom de Fabien, abat un officier allemand, l'aspirant Moser à la station de métro Barbès, le 21 août 1941. Cet attentat, et ceux qui sont perpétrés dans les semaines suivantes par de jeunes communistes ont une efficacité naturellement dérisoires au regard de l'objectif visé. Curieusement, la presse communiste clandestine se fait très discrète sur ces attentats, surtout le dernier, celui de Nantes qui déclenche en représailles l'exécution des désormais célèbres 27 otages dont Guy Môquet fesait partie . Les communistes renoncent temporairement à ce type d'action trop impopulaire. Les groupes qui livrent à Paris une série d'attaques directes contre des soldats ou des officiers Allemands de juillet à octobre 1943, sont autrement mieux organisés. Les combattants FTP de l'ensemble de la région parisienne forment de véritables commandos de quinze combattants permettant de réaliser un certain nombre d'actions spectaculaires. Cela n'aurait pas été possible avec les groupes de trois qui étaient la règle dans l'organisation clandestine depuis 1940. Ces commandos sont constitués d'étrangers de la MOI. Le groupe de Manouchian est le plus célèbre. (MOI : Main d'œuvre immigrée).

 

Témoignage d'un résistant : M. HERTZ, extrait de conférence donnée à Annecy le 5 février 2003

"J'étais à plein temps soldat sans uniforme engagé dans la périlleuse guérilla urbaine, touchant une solde comme un vrai militaire pour vivre, puisque j'avais dû quitter mon travail. Le mouvement de la résistance auquel j'appartenais désormais était celui des FTP, de la MOI ou Main d'Oeuvre Immigrée, la branche des FTP français que le parti communiste clandestin avait crée pour engager les étrangers dans la résistance armée. ce n'était donc pas un organisme de la résistance juive, mais les juifs y formaient la majorité surtout dans les premiers temps, et c'étaient les éléments les plus jeunes et les plus combatifs, ayant eu de bonnes raisons de se battre contre les Allemands. Nos actions avaient pour but de nuire au maximum à la machine de guerre allemande pour soulager, ne serait-ce qu'un peu, l'effort des armées alliées et soviétiques. Nous nous sommes donc attaqués aux usines travaillant pour l'ennemi et aux moyens de transport de ce dernier.

"

Les femmes du groupe MOI Carmagnole-liberté défilent dans Lyon

© Albert Oriol-Maloire - Les femmes en guerre Editions Martelle 1995

 

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