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Guy Môquet, né le 26 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941, est un militant communiste, célèbre pour être le plus jeune des vingt-sept otages fusillés en représailles . L'URSS ayant signé un pacte de non-agression avec les nazis, les communistes français s'opposent à la guerre (considérée comme une guerre impérialiste contre les intérêts de la classe ouvrière). De nombreux militants communistes, dont le père de Guy, sont donc arrêtés par le gouvernement français sous l'accusation d'avoir affaibli les arrières. L'arrestation du père de Guy Môquet est un événement marquant qui renforce l'ardeur militante de celui-ci. A Paris, il milite clandestinement au sein des Jeunesses communistes. Avec l'occupation de Paris par les Allemands et l'instauration du gouvernement de Vichy, il distribue des tracts qui reflètent la ligne politique de son parti en été 1940, c'est-à-dire une dénonciation de la misère. Il est arrêté à seize ans le 13 octobre 1940 par des policiers français qui recherchent les militants communistes. Les policiers le passent à tabac pour qu'il révèle les noms des amis de son père. Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il est ensuite transféré - malgré son acquittement - au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d'autres militants communistes. Il est à la baraque des jeunes où il se lie d'amitié avec Roger Sémat et Rino Scolari. Ce dernier, un peu plus âgé que lui, deviendra un des responsables FFI au moment de la Libération de Paris. Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-Inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes " pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français " : dix-huit emprisonnés à Nantes, vingt-sept à Châteaubriant et cinq Nantais emprisonnés à Paris. Deux jours plus tard, à Châteaubriant, en trois groupes, les vingt-sept otages sont fusillés, après avoir refuser qu'on leur bande les yeux. Guy Môquet est le plus jeune et est abattu à 16 heures. Avant d'être fusillé, il avait écrit une lettre à ses parents. Pour les nazis, l'exécution d'otages communistes est préférable pour convaincre les Français que seuls les juifs et les communistes sont leurs ennemis. La sélection d'un otage si jeune est également délibérée, afin de montrer qu'ils seront impitoyables avec tous les distributeurs de tracts, quel que soit leur âge. Mais l'exécution du jeune homme a surtout pour effet de choquer la population française.

Guy à 16 ans

Photo Roger-Viollet

 

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